La
médecine du travail désigne à la fois la
spécialité médicale qui concerne la
prévention des atteintes à la santé des travailleurs (
accidents du travail,
maladies professionnelles), et la mise en œuvre concrète de cette spécialité dans des
services de médecine du travail, appelés
services de santé au travail
depuis l'article 193 du 17 janvier 2002 et la loi de modernisation
sociale. Ce service a pour mission la préservation de la santé physique
et mentale des salariés qu'il prend en charge.
La médecine du travail en France a été institutionnalisée par les lois de
sécurité sociale de 1946. Le
Code du travail
dans sa quatrième partie "Santé et sécurité au travail", livre VI
"Institutions et organismes de prévention", titre II "Services de santé
au travail" pose le cadre légal et réglementaire d'exercice de cette
spécialité pour les salariés du secteur privé. La médecine du travail
des agriculteurs et celle des fonctionnaires (nommée médecine
préventive) relèvent d'autres dispositifs réglementaires.
Au niveau de la prévention primaire, la médecine du travail évalue
les dangers sur l'homme des ambiances de travail nocives (risque
toxique, conditions d'
éclairage, manutention de charges, gestes répétitifs,
stress
professionnel, etc) ainsi que les contraintes physiques ou mentales qui
s'exercent sur lui. La prévention secondaire s'exerce par la
surveillance médicale des travailleurs : visites médicales d'embauche,
visites périodiques, visite de pré-reprise et de reprise après un arrêt
du travail. Les travailleurs bénéficient d'une surveillance médicale
renforcée en cas d'exposition à des risques particuliers (travail sur
écran, travail à la chaleur ou exposé au
bruit,
travail de nuit,
etc). La prévention tertiaire (logique de réparation) consiste à
prévenir le risque de perte d'emploi des salariés ayant un problème de
santé lié ou non à son travail.